Depuis 1992, l’Église Universelle célèbre tous les 11 février, la fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade.
Celle-ci se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé. Cet événement se vit en paroisse, généralement le dimanche le plus proche du 11 février. C’est l’occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé. Cette année, le thème de ce dimanche est « Que votre lumière brille ».
Voici la manière dont Chantal Lavoillotte, ancienne assistante sociale, aumônière d’hôpital et responsable du Service diocésain de l’aumônerie hospitalière à Lille, envisage cette invitation.
« Paradoxalement, cette injonction qui nous est faite, me fait penser à la petite et fragile flamme du cierge pascal entrant dans une église plongée dans l’obscurité la nuit de Pâques ! Elle est minuscule, tremblante, vacillante, pourtant c’est par elle que, peu à peu, l’église s’illuminera de tous les cierges allumés de l’assemblée. La lumière du Christ qui nous habite est le plus souvent à l’image de cette flamme : fragile, tremblotante, susceptible de s’éteindre au moindre souffle… Il nous arrive même de douter qu’elle nous habite, alors que c’est bien ce qui nous est dit « que votre lumière brille », maintenant, tout de suite ! Alors il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ, il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise énergie et réconfort, douceur et tendresse, trouve son chemin… Quelle responsabilité ! Toutefois, il n’est pas question d’être brillant mais de laisser briller, c’est autre chose. Il s’agit sans cesse de revenir à la Source, pour y puiser la force de mettre en pratique l’amour du Christ pour chacun. C’est alors que même ce qui est obscurité en nous deviendra lumière de midi. »
Quelques initiatives dans nos paroisses
- Sainte Marie des peuples : le Père Alain donnera la parole aux bénévoles de l’équipe SEM de la paroisse : ils offriront au cours de la messe un «bouquet de grâces» ; l’équipe sera bénie et envoyée, l’assemblée priera pour les malades et leurs familles, pour les accompagnants et aidants, pour les soignants et les chercheurs.
- Bienheureuse Marie Poussepin : les personnes malades pourront recevoir l’onction des malades ; les professionnels du monde de la santé, médecins, infirmiers et aides-soignants… recevront une bénédiction spéciale.
- Sainte Jeanne-de-France et St Yves des-Trois-Vallées : les personnes malades seront invités à recevoir le sacrement des malades au cours de la messe du 15 février https://paroisse-nogent-le-roi.com/index.php/fip-de-la-semaine/
Pour connaître les propositions dans les paroisses →
Prions avec les malades dans le diocèse
Une application pour relier les malades avec les priants →
La prière des malades à l’église de la Madeleine à Chartres →
Voici l’une des dimensions du Dimanche de la santé.
L’Eglise est présente sur le terrain de l’accompagnement, au sein des équipes du Service Évangélique des malades (SEM), des équipes auprès des personnes en situation de handicap, des aumôneries hospitalières, avec ses équipes de bénévoles. Encourager tous ces volontaires, qui partout en France dans les plus petits villages et les plus grands hôpitaux, dans la discrétion et la simplicité, se rendent présents au jour le jour à l’autre, malade, seul, isolé, âgé… Les inviter à approfondir leur engagement, à poursuivre leur formation, à donner du sens à ce service et à cette mission aussi.
Notre présence au nom de la mission confiée par l’Église est signifiante.
Elle est présence évangélique, présence fragile avec humilité, respect auprès de personnes vulnérables. Nous sommes là, souvent dans le silence mais jamais dans l’indifférence de celui que nous rencontrons.
Ce dimanche 8 février est également dédié à tous les soignants qui sont au plus près de ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur cœur. Les temps difficiles que nous traversons permettent de percevoir à la fois l’épuisement, le découragement et aussi l’engagement sans faille des soignants.
Tous concernés !
Ce sont tous les chrétiens, chacun selon ses possibilités, qui sont invités à prendre soin de ceux que la maladie a frappés, à leur rendre visite, à se mettre à leur écoute et à faire un bout de chemin ensemble, être à côté, en compagnonnage. Le premier sacrement est le sacrement de la visite.



